| B. Combien d'étrangers vivent réellement en Suisse ? |
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| Affirmations de l'UDC |
Verdict |
Explications |
| B.1 |
Il n'existe guère d'autres pays au monde, abritant autant d'étrangers par rapport à la population locale que la Suisse [p.6]
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C'est faux. La population suisse est composée à 21,7% d'étrangers alors que le Luxembourg à 41,6% et le Liechtenstein à 33,9%. [OFS La population étrangère en Suisse 2008].
Par ailleurs, dans des pays du Golf comme le Koweit, le Qatar ou les Emirats Arabes Unis, les étrangers représentent carrément entre le deux tiers et le trois quarts de la population. |
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| B.2 |
Aucun des pays voisins de la Suisse ne connait une proportion d'étrangers aussi élevée que la Suisse [p.6] |
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C'est faux. Le Liechtenstein est un pays voisin de la Suisse et bénéficie de 33,9% d'étrangers contre 21,7% pour la Suisse. [OFS La population étrangère en Suisse 2008] |
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| B.3 |
De 5,9% en 1950, la proportion d'étrangers n'a cessé d'augmenter pour atteindre 21,7% en 2009. [p.6]
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Afin d'avoir une courbe exclusivement progressive, l'UDC occulte les phénomènes migratoires d'avant 1950. Ceux-ci révèlent que la Suisse a connu d'autres périodes avec un taux d'étrangers supérieur à 15%. [OFS su-f-1.3.1.1.11]
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| B.4 |
Même un pays d'immigration traditionnel comme les Etats-Unis n'a qu'une proportion d'étranger de 14% [p.6] |
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L'UDC occulte le fait que la naturalisation aux USA est beaucoup plus facile à obtenir qu'en Suisse. Il faut avoir résidé 5 ans aux USA contre 12 en Suisse pour demander la nationalité. De plus, tout enfant né aux Etats-Unis acquiert automatiquement la nationalité, ce qui n'est pas le cas en Suisse.
Si la Suisse avait les mêmes règles de naturalisation que les Etats-Unis, il n'y aurait que 6% d'étrangers en Suisse.
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| B.5 |
Le nombre d'étrangers vivant effectivement en Suisse est considérablement plus élevé que ne l'avouent les autorités.[p.6] et Les clandestins, les frontaliers et les requérants d'asile ne sont pas pris en compte dans la statistique des étrangers. [p.7]
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C'est faux. Les autorités publient les chiffres annuels de la migration. En l'occurrence, le nombre d'étrangers, y compris les requérants d'asile, figure dans les chiffres officiels. Le nombre de sans-papiers est une estimation, vu que par définition, ils ne sont pas recensés. Par ailleurs, il mérite d'être relevé que l'UDC considère les frontaliers comme "vivant effectivement en Suisse", ce qui est singulier dans la mesure où ils habitent de l'autre côté de la frontière.
Enfin, il est choquant que l'UDC considère les naturalisés comme des étrangers. Si les autorités fédérales, cantonales et communales ont naturalisé une personne, c'est bien qu'elle répond à tous les critères demandés. Désigner les naturalisés comme étrangers, c'est créer des Suisses de deuxième zone. |
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| B.6 |
Les autorités [doivent] cesser de dissimuler, par des statistiques arrangées, la proportion excessive d'étrangers vivant en Suisse.
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Les autorités publient tous les chiffres, y compris ceux prétendument cachés utilisés par l'UDC. Il n'y a pas un chiffre utilisé par l'UDC, sauf ceux qui ont été inventés, qui ne figure dans les statistiques officielles de la Confédération, accessibles à tous.
Par contre, l'UDC cache certains chiffres gênants pour ses thèses, comme la rubrique "omissions" le démontre. |
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| B.7 |
Les étrangers vivant clandestinement en Suisse - comme les sans-papier - bénéficient de plus en plus souvent du laxisme des autorités. [p.7] |
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Les sans-papiers continuent de vivre dans la clandestinité, malgré les différentes demandes de régularisation. L'UDC cache volontairement que les sans-papiers paient pour l'AVS, le chômage et les autres assurances sociales sans pouvoir bénéficier de ces prestations en cas de besoin. |